~6 min de lecture
Scènes (6)

Chapitre 19 — Le Chevalier Supérieur

1. Le Chevalier Supérieur

Ils se dirigèrent vers l'O0, et y arrivèrent en même temps qu'Ingene et Renma.

— Vous êtes là, dit Renma.

— Vite, ne perdons pas de temps..., commença Stef.

Avant qu'il n'ait pu finir sa phrase, Ingene bondit sur lui, et tous deux tombèrent au sol.

Un projectile passa à grande vitesse, et heurta le train blindé.

Ils levèrent les yeux.

— Merde, dit Stef. De tout ce que l'Union pouvait envoyer, fallait que ce soit un de ceux-là.

Un homme, en armure intégrale grise, semblable à celle des chevaliers, se tenait face à eux.

— Un chevalier, dit Ingene.

— Pas n'importe lequel, dit Stef. Un chevalier supérieur. Ce sont des super-soldats au service de l'Union. Extrêmement puissants. On dit que l'un d'entre eux peut valoir une armée entière.

2. Premiers Assauts

Le chevalier supérieur saisit son épée. Avant même qu'il ne la dégaine, Stef hurla :

— Renma !

— Compris !

— Johanna, ton armure ! Ingene, en position ! Eucate, couvre Renma !

Tous s'exécutèrent. Johanna courut vers le train ; Renma fonça vers le chevalier.

Il commença par un crochet du droit — mais lorsque son poing atteignit le chevalier, celui-ci ne vacilla pas. Son armure était bien trop solide. Le chevalier répondit par un coup similaire, qui envoya Renma percuter un arbre, qu'il brisa net.

Eucate surgit derrière lui, avec un coup de pied. Le chevalier bloqua avec sa main, reculant légèrement sous le choc, puis la repoussa, avant de sauter soudain pour éviter les flammes turquoise qu'Ingene venait de déclencher.

Lorsqu'il atterrit, il disparut — personne ne put le suivre des yeux.

Il réapparut aussitôt, à une vitesse folle, devant Ingene, et lui décocha un coup dans le ventre qui lui fit cracher du sang, et le mit K.O.

Johanna sortit rapidement, en armure, dégaina ses dagues, et tenta une attaque de côté — mais il esquiva, l'attrapa par la main, et la projeta violemment contre l'O0, qu'elle percuta avant de s'effondrer.

— Et dire qu'il n'a même pas encore dégainé son épée, dit Stef.

— On fait quoi ? demanda Ida.

— Gagnez du temps. J'ai un plan.

3. La Riposte de Renma

Stef fonça vers l'O0. Le chevalier supérieur voulut le suivre — mais Renma surgit derrière lui, et le saisit pour le maîtriser.

— Tu n'avanceras pas !

Le chevalier le saisit à son tour, et le projeta au sol devant lui — mais Renma retomba sur ses deux pieds, et décocha aussitôt un uppercut au chevalier, qui ne vacilla pas davantage.

Le chevalier enchaîna avec un crochet du droit, mais Renma esquiva, et répliqua d'un coup de pied puissant, qui le fit reculer légèrement.

— T'es coriace, dit Renma.

Johanna se releva ; Eucate vint les rejoindre. Le chevalier se retrouva encerclé par les trois combattants.

Pendant ce temps, le Guérisseur tentait de porter Pet jusqu'au train. Ida, lui, observait.

Les trois foncèrent sur le chevalier — mais celui-ci accéléra soudain, chargea d'abord Eucate, la saisit à la gorge, puis fit de même avec Johanna, les percutant l'une contre l'autre, avant de les envoyer, d'un coup de pied, s'écraser contre le train.

Puis il chargea vers Renma, et lui asséna un coup de poing d'une telle puissance que sa tête finit sa course entre son poing et le sol.

4. Le Poing d'Ida

Soudain, le chevalier reçut un coup puissant qui le fit reculer légèrement.

C'était Ida.

Le chevalier voulut lui décocher un crochet du droit, mais Ida esquiva, comme Renma l'avait fait avant lui, puis enchaîna avec un uppercut qui repoussa légèrement le chevalier supérieur.

Mais ce coup, d'une telle violence, brisa plusieurs phalanges d'Ida.

Le chevalier voulut lancer une seconde attaque — mais soudain, l'environnement se mit à tourner autour de lui, le sol se retrouvant au-dessus de sa tête. Il posa une main au sol, se retourna, et retomba sur ses pieds avec une vitesse imperceptible, avant de décocher un coup de pied puissant dans le ventre d'Ida, qui s'envola jusqu'à percuter le train.

Le Guérisseur courut aussitôt se placer entre le chevalier et Ida, comme pour lui servir de rempart. Mais cela ne l'empêcha pas d'avancer.

Alors, le Guérisseur lui fit signe de regarder vers le haut.

Quand il leva les yeux, il vit le canon de l'O0, pointé droit sur lui.

Les canons ouvrirent le feu, à courte distance, et l'envoyèrent voler jusque dans la forêt.

Stef sortit aussitôt.

— Vite, partons !

5. La Course-Poursuite

Renma se releva, courut prendre Ingene sur son dos. Eucate et Johanna se relevèrent, et regagnèrent le train. Le Guérisseur aida Ida à monter, à son tour.

Stef démarra le train, et l'O0 se mit en mouvement.

Alors que le train prenait de la vitesse, le chevalier supérieur ressortit de la forêt, indemne. Voyant le train s'éloigner, il se mit à charger à pleine puissance, le rattrapant peu à peu.

Le Guérisseur passa la tête dehors, vit la scène, et cria :

— Il arrive !

Étendue au sol, à bout de forces, Johanna répondit :

— Il ne lâche rien.

Dans la salle des machines, Stef ordonna à Eucate d'armer les canons.

C'est à cet instant que le vaisseau de l'Union apparut dans le ciel.

Stef regarda à l'extérieur, et le vit.

— Ça va chauffer.

Le vaisseau ouvrit le feu sur l'O0 — mais son blindage était trop épais pour être percé.

Par radio, Stef communiqua avec Eucate.

— Vise d'abord le vaisseau.

Les canons pivotèrent vers l'appareil, et, avec une précision absolue, les tirs l'atteignirent de plein fouet. Il s'écrasa.

6. Le Coup de Grâce

Pendant ce temps, le chevalier supérieur gagnait du terrain. Il dégaina son épée, bondit, et atterrit sur la dernière voiture de l'O0, frappant de toutes ses forces — détruisant le blindage comme s'il s'agissait de plastique.

Le Guérisseur vit la scène, et hurla :

— Nous sommes foutus !

— Non, dit Stef. Pas encore. L'échec n'est pas dans mes plans. Eucate !

Les canons se remirent à pivoter, tandis que le chevalier supérieur continuait de rattraper le train.

Mais cette fois, Eucate délaissa les canons à projectiles pour les canons à énergie, et commença à les charger.

Lorsque le chevalier bondit une seconde fois, Eucate actionna la commande.

Le canon libéra toute sa puissance, et le souffle heurta le chevalier supérieur de plein fouet, l'envoyant voler loin en arrière.

— C'est fini ? demanda le Guérisseur.

— C'est fini, dit Stef.

Le Guérisseur se mit alors à soigner tous ceux qui avaient été blessés.