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Scènes (4)

Chapitre 4 — Tu as de la Chance

1. Le Repli

L'homme en combinaison, sur la passerelle, remarqua alors, sur le pont, Ida — debout — et sa collègue, au sol.

Ida se dirigeait vers elle, tandis qu'elle tentait de se redresser pour garder ses distances. L'homme quitta soudainement la passerelle, et sauta sur le pont — puis s'interposa entre Ida et sa collègue.

Leur combat commença.

Ida tenta le style de combat d'Ingene, mais l'homme n'eut aucun mal à contrer tous les coups, et à les lui renvoyer.

C'est alors qu'Ida adopta le même style que la femme en combinaison.

L'homme reconnut instantanément le style de sa collègue. Il repoussa Ida, qui tomba.

— Qui es-tu ?

Ida ne répondit pas.

— Peu importe. Je finirai par le découvrir.

Puis il parla à la radio.

— On se replie.

Il porta sa collègue, et se mit à courir.

Ida se releva, et le suivit — mais l'homme prenait de l'avance, et sauta du paquebot. Ida regarda, et le vit atterrir sur le canot.

2. Tu as de la Chance

Johanna, elle, se faisait battre par l'homme en combinaison.

À chaque coup qu'elle recevait, des souvenirs se mirent à jaillir — une salle d'entraînement, et le marquis Raven, son père, qui la rouait de coups.

Puis, soudain, l'homme en combinaison s'arrêta, à l'écoute de sa radio. Il se tourna vers elle.

— Tu as de la chance.

Après quoi, il partit en courant, laissant Johanna derrière lui.

3. Aucune Pitié

Du côté d'Ingene, c'était l'homme qui se trouvait en difficulté. Ingene l'avait maîtrisé, lui avait brûlé les deux bras, et l'avait plaqué au sol.

Il retira le masque de l'homme.

— Qui vous envoie ?

— Va te faire voir.

Il cracha au visage d'Ingene.

— Je n'ai aucune pitié, pour les gens comme toi, dit Ingene.

Il s'embrasa de ses flammes turquoise. Alors qu'il voulait enflammer la tête de l'homme, son collègue — qui venait tout juste de quitter Johanna — arriva par surprise, avec un coup de pied. Ingene esquiva, et recula.

L'homme reprit son collègue, le porta, et tous deux s'enfuirent — sautant du pont, avant d'être récupérés par le canot, qui s'éloigna.

4. Le Silence du Commandant

Après cela, l'équipage se réorganisa. Il n'y eut que deux morts — ceux tués devant le commandant. Les autres n'étaient que blessés.

— Ils vont sûrement revenir, dit l'un des hommes.

— Je sais, dit le commandant.

— Que cherchaient-ils ?

— Quelque chose que nous n'avons pas.

Puis le commandant se dirigea vers le groupe d'Ida.

— On m'a raconté ce que vous avez fait. On ne va pas se voiler la face — vous nous avez sauvés. Merci, à vous.

— C'est normal, dit Ida. Vous nous avez pris avec vous, gratuitement.

— Je dois beaucoup à Stef. C'est normal de lui rendre la pareille.

— Qui étaient-ils, et que cherchaient-ils ? demanda Ingene.

— Je l'ignore.

— Vous savez parfaitement.

Il le fixait droit dans les yeux.

— Il a dit qu'il ne savait pas, dit Johanna. Arrête d'insister.

Elle se tourna vers Seon.

— Veuillez l'excuser.

— Ce n'est rien. C'est tout à fait normal. Je te trouve bien mature, jeune fille. Johanna, c'est ça ?

— Oui, monsieur.

— C'est bien.

Il s'en alla.

— Il sait, dit Johanna.

— C'est clair, dit Ingene.

— Pourquoi en êtes-vous si certains ? demanda Ida.

— C'est un ami de Stef.

— C'est tout ?

— Il n'a pas été tué, dit Ingene, car il détient une information que ces hommes cherchaient — sinon, ils n'auraient pas tué deux officiers, plutôt que le commandant.

— Ça ne prouve rien. Mais je n'écarte pas vos doutes.