Chapitre 16 — Guerre Sanglante
1. Le Centre Commercial
De l'autre côté.
Alors que Johanna était assise, à compter l'argent qu'elle avait, elle entendit frapper à la porte.
Lorsqu'elle ouvrit, c'était Obb.
— Salut.
— Salut.
— Alors, tu es prête ?
— Pourquoi ?
— T'as oublié ? On doit te trouver un portable. Et j'allais en profiter pour te montrer d'autres trucs.
— Ah, oui. J'arrive.
Ils sortirent, prirent de nouveau le scooter d'Obb, et roulèrent dans la ville. Johanna restait toujours aussi fascinée par l'ambiance qu'y dégageait chaque rue.
Ils arrivèrent à un centre commercial.
— Une zone de ravitaillement générale ? dit Johanna.
— Une quoi ? Tu joues à GS ?
— Quoi ?
— GS. Guerre Sanglante. Vu ta façon de parler.
— Non. Mon oncle était simplement militaire. Il m'a appris certaines choses.
— Ah, je vois. Utilise plutôt « centre commercial », c'est plus courant.
— D'accord.
2. Les Goûts de Johanna
Alors que Johanna passait devant chaque vitrine, observant les articles des magasins, Obb remarqua une chose : elle ne s'arrêtait jamais devant les vitrines de vêtements très féminins, mais plutôt devant celles de vêtements masculins, ou militaires.
Elle ne s'arrêtait que rarement devant les bijoux.
— Tu n'aimes pas les bijoux ? demanda Obb.
— Ils sont trop dangereux, et constituent un poids.
— T'es la première fille qui répond ça, de toutes celles que je connais.
— Toutes les filles normales aiment ce genre de choses ?
— Dans la norme, oui.
— Je ne sais pas. Je ne pense pas que la beauté soit une chose que je recherche activement.
— T'es vraiment différente. Et très mature, et élégante — je croirais presque voir une noble.
— Si tu le dis...
3. Galant
Après quelques recherches, Johanna finit par prendre des vêtements, sur les conseils d'Obb. Arrivés à la caisse, Obb sortit sa carte, et voulut payer.
— Tu fais quoi ? J'ai mon argent.
— Ça ne serait pas galant, pour un garçon, de laisser une fille payer à sa place.
— D'accord.
Après cela, ils allèrent dans un magasin d'électronique, et achetèrent un téléphone pour Johanna.
— C'est bien, d'être galant, dit-elle. Mais tu ne penses pas que tu dépenses un peu trop, pour une inconnue ? Surtout avec ton travail — faire toutes ces dépenses doit peser sur ton compte.
— C'est rien. Je gère.
— Si tu le dis.