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Scènes (3)

Chapitre 16 — Guerre Sanglante

1. Le Centre Commercial

De l'autre côté.

Alors que Johanna était assise, à compter l'argent qu'elle avait, elle entendit frapper à la porte.

Lorsqu'elle ouvrit, c'était Obb.

— Salut.

— Salut.

— Alors, tu es prête ?

— Pourquoi ?

— T'as oublié ? On doit te trouver un portable. Et j'allais en profiter pour te montrer d'autres trucs.

— Ah, oui. J'arrive.

Ils sortirent, prirent de nouveau le scooter d'Obb, et roulèrent dans la ville. Johanna restait toujours aussi fascinée par l'ambiance qu'y dégageait chaque rue.

Ils arrivèrent à un centre commercial.

— Une zone de ravitaillement générale ? dit Johanna.

— Une quoi ? Tu joues à GS ?

— Quoi ?

— GS. Guerre Sanglante. Vu ta façon de parler.

— Non. Mon oncle était simplement militaire. Il m'a appris certaines choses.

— Ah, je vois. Utilise plutôt « centre commercial », c'est plus courant.

— D'accord.

2. Les Goûts de Johanna

Alors que Johanna passait devant chaque vitrine, observant les articles des magasins, Obb remarqua une chose : elle ne s'arrêtait jamais devant les vitrines de vêtements très féminins, mais plutôt devant celles de vêtements masculins, ou militaires.

Elle ne s'arrêtait que rarement devant les bijoux.

— Tu n'aimes pas les bijoux ? demanda Obb.

— Ils sont trop dangereux, et constituent un poids.

— T'es la première fille qui répond ça, de toutes celles que je connais.

— Toutes les filles normales aiment ce genre de choses ?

— Dans la norme, oui.

— Je ne sais pas. Je ne pense pas que la beauté soit une chose que je recherche activement.

— T'es vraiment différente. Et très mature, et élégante — je croirais presque voir une noble.

— Si tu le dis...

3. Galant

Après quelques recherches, Johanna finit par prendre des vêtements, sur les conseils d'Obb. Arrivés à la caisse, Obb sortit sa carte, et voulut payer.

— Tu fais quoi ? J'ai mon argent.

— Ça ne serait pas galant, pour un garçon, de laisser une fille payer à sa place.

— D'accord.

Après cela, ils allèrent dans un magasin d'électronique, et achetèrent un téléphone pour Johanna.

— C'est bien, d'être galant, dit-elle. Mais tu ne penses pas que tu dépenses un peu trop, pour une inconnue ? Surtout avec ton travail — faire toutes ces dépenses doit peser sur ton compte.

— C'est rien. Je gère.

— Si tu le dis.