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Scènes (6)

Chapitre 17 — Booo

1. Le Hall en Flammes

Dans le hall, un combat s'était déjà engagé.

Ingene et Renma entrèrent en action.

Ingene libéra ses flammes turquoise, qui se mirent à embraser le hall.

Les hommes de l'Union, et ceux de Pikny, se mirent à les traquer. Ceux que léchaient les flammes turquoise d'Ingene s'embrasaient aussitôt. Renma, lui, distribuait les coups.

2. L'Homme au Gant

Puis quelqu'un fit son entrée.

Sa seule présence dégageait une aura meurtrière.

Ingene se figea un instant, et regarda l'homme. Cheveux en bataille. Les yeux cernés. Le visage pâle.

On pouvait percevoir, sur le visage d'Ingene, de la colère. Et de la haine.

Il fonça, soudain, droit vers lui.

Il recouvrit ses mains de flammes turquoise, et tenta de lui asséner un coup enflammé.

Mais l'homme tendit sa main vers lui — au bout de laquelle se trouvait un gant étrange.

Les yeux d'Ingene s'écarquillèrent.

L'homme eut un sourire moqueur.

— Booo.

BOOM.

Une explosion brutale.

Ingene esquiva, au tout dernier moment.

Dans l'épaisse fumée, ses pupilles changèrent — et devinrent entièrement blanches.

L'homme tendit de nouveau la main vers lui, tandis qu'Ingene analysait encore la situation.

— Booo, répéta l'homme.

Mais soudain, Renma s'interposa.

L'explosion lui emporta la tête, devant Ingene — encore sous le choc.

Son corps s'effondra.

3. L'Évasion

De l'autre côté, Johanna tentait de se libérer. Elle se brisa les os de la main, pour parvenir à la sortir des menottes. Puis fit de même avec l'autre main.

Libre, elle se dirigea vers le Guérisseur, qui la soigna. Elle bidouilla ensuite les menottes de celui-ci, pour le libérer à son tour.

— À trois, dit Johanna, on crie. Et on chante fort. Un... deux... trois.

Tous deux se mirent à crier, et à chanter n'importe quoi.

Le garde, excédé, entra en hurlant :

— Mais vous allez vous taire, putain !

Johanna surgit devant lui, et le frappa entre les jambes. Il perdit l'équilibre.

Elle voulut l'achever, en lui brisant la nuque — mais le Guérisseur l'arrêta net.

— Non ! Ne fais pas ça. S'il te plaît. Pas cette fois.

Johanna se contenta de l'assommer.

— Partons, dit-elle.

Alors qu'ils s'apprêtaient à sortir, ils entendirent l'explosion.

— Ça doit être Stef, dit Johanna. Je ne vois aucune autre explication.

Ils se mirent à courir à travers les couloirs — Johanna en tête, fonçant sur les hommes de Pikny qu'ils croisaient, et les assommant. Sans les tuer.

4. La Traque de Pikny

Du côté de Stef, tandis que les deux camps s'affrontaient, Eucate et lui restaient cachés, avec Pet — toujours inconscient.

Eucate fit signe à Stef, désignant Pikny, qui venait d'abandonner ses hommes pour prendre une porte.

— On y va, dit Stef.

Eucate porta Pet, et ils se faufilèrent discrètement, pour entrer par cette même porte, et suivre Pikny.

5. Les Retrouvailles

Alors que Pikny courait dans les couloirs, il tomba sur Johanna et le Guérisseur.

Avant qu'il n'ait pu réagir, Johanna exécuta une acrobatie, atterrit sur lui, et le frappa violemment à la tête.

Il s'effondra.

— Tomber sur le boss aussi tôt n'est jamais bon signe, dit le Guérisseur. Dans les jeux vidéo.

— On verra ça plus tard, dit Johanna.

Puis ils entendirent des pas. Ils se cachèrent, et Johanna se prépara à attaquer — elle tenta un coup à la jambe, pour faire tomber la silhouette.

Mais celle-ci sauta pour l'esquiver. C'était Eucate.

— Eucate ! s'exclama le Guérisseur.

Stef arriva alors, juste derrière elle.

— Vous voilà, enfin.

— Stef !

— Vous allez bien ?

— Ça devrait aller, dit Johanna.

6. L'Otage

Soudain, Pikny se releva, attrapa le Guérisseur, et pointa une arme contre sa tête.

— Plus un geste ! Que personne ne bouge ! Ou la tête de votre œuf d'or part en fumée.

— On se calme, dit Stef. Crois-moi, tu ne veux pas faire ça.

— Au stade où on en est, je suis prêt à partir avec quelqu'un. Et je suis sûr à cent pour cent que tu connais la valeur de cet homme masqué. Alors si vous voulez tous sortir d'ici vivants, faites ce que je dis. Sinon, ni lui, ni moi, n'en sortirons.

— Très bien, dit Stef. Mais fais attention. S'il meurt, c'est la merde assurée.

— Escortez-moi jusqu'à la forêt.