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Scènes (4)

Chapitre 35 — Le Guerrier en Seiza

1. Les Sorties

— Nous avons une deuxième équipe victorieuse ! dit Exus.

De l'autre côté sortait l'équipe acadienne.

— Attendez ! Une troisième équipe vient de sortir !

Derrière eux, une équipe yelazienne sortait à son tour.

— Je te l'avais dit, dit Lushiro. Notre équipe était de qualité.

— Humm, fit Rueji.

2. La Forêt

Pendant ce temps, dans le labyrinthe, Jamila se réveilla. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se trouvait dans une forêt, dense d'arbres.

Elle se leva, et se mit à observer les lieux — quand quelqu'un sauta sur elle, et la plaqua au sol. Une flèche la manqua de quelques centimètres, au visage. Elle leva les yeux : c'était Rime.

Il la tira derrière un rocher, alors que plusieurs autres flèches se plantaient dans le sol, devant eux — des flèches dorées, qui se dissipèrent ensuite en particules.

— Rime ?

Elle regarda à sa droite, et vit Api, caché derrière un arbre, la jambe blessée.

— Il se passe quoi ? Où sont les autres ?

— J'en sais rien, dit Rime. Mais on s'est fait attaquer, dès notre réveil.

Jamila regarda autour d'elle, et voulut sortir la tête pour observer — mais Rime l'en empêcha.

— Regarde.

Il ramassa une pierre, et la lança sur sa gauche. Avant même qu'elle ne touche le sol, plusieurs flèches la percutèrent, avant de finir leur course au sol.

— Il a abattu plusieurs de mes drones. Il ne m'en reste plus beaucoup.

— Je vois...

Elle regarda Api, qui la regardait aussi.

— Ta jambe...

— Ça devrait aller. Et toi, ça va ?

— Ouais.

Elle appuya son dos contre le rocher, soupira, et leva les yeux — remarquant, pour la première fois, un ciel au-dessus d'eux.

Devant l'écran, Jemini, la colocataire de Jamila, regardait, inquiète, ce qui pourrait lui arriver.

3. Le Désert

De l'autre côté, sous les décombres, un coup brisa la pierre. Des débris, Eoga sortit, ses gants activés, les poings embrasés — suivi d'Ilma et d'Amira, toussant.

— Il n'y est pas allé de main morte, dit Eoga.

— Les autres ! Ils ne sont plus là ! dit Ilma.

— J'avais remarqué. Arrête de crier. Hé, toi, l'autre bleu — t'es en forme ?

— Hum, fit Amira.

— Peu importe. On est où, ici ?

— Une lumière, là-bas ! dit Ilma.

Une lumière se trouvait au fond du couloir.

Ils se mirent à la suivre, et atteignirent le bout du couloir. Lorsqu'ils y arrivèrent, ils découvrirent un grand désert de sable.

— C'est quoi, ces conneries, encore, dit Eoga.

— On était dans le labyrinthe, il y a quelques secondes, dit Ilma.

Elle se retourna : il n'y avait plus que des rochers, derrière eux.

— J'imagine qu'on va devoir marcher, dit Eoga.

4. Le Guerrier en Seiza

Entre-temps, de l'autre côté, Tehin marchait, soutenant Tamiri, dont la jambe était brisée. Ils avançaient dans les couloirs, quand ils tombèrent sur Ingene, qui observait quelque chose.

— Ingene, dit Tamiri.

Il lui fit signe de se taire.

Elle regarda, et vit, dans la pièce d'en face, un homme aux longs cheveux en queue de cheval, assis en seiza, dos à eux — un katana posé devant lui.

— Qui est-ce ? demanda-t-elle.

— J'en sais rien, dit Ingene. Mais une chose est sûre — mon instinct me dit de partir d'ici, maintenant. Et pourtant, je me sens tétanisé.

Tamiri remarqua que les jambes et les bras d'Ingene tremblaient — avant de remarquer ses yeux, devenus entièrement blancs.