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Scènes (3)

Chapitre 81 — Arusia

1. Le Chaos

Victor et Arusia arrivèrent près du chaos.

— C'est plus beau que ce que j'avais imaginé, dit Arusia. On y va ?

— Vas-y, toi. Je ne trouve personne ici qui mérite mon intérêt. Je pourrais tous les écraser comme des insectes.

— Tu te trompes. Il y en a bien un qui se distingue des autres.

Arusia se mit alors à courir dans le chaos.

Elle tomba nez à nez avec un participant qui tenta de l'attaquer, mais elle lui donna un coup de pied, et il alla s'écraser contre un arbre, à plus de quarante-cinq kilomètres à l'heure. Puis un autre tenta de la couper par l'arrière : elle sauta, atterrit en lui frappant violemment la colonne vertébrale, et le paralysa.

2. Ingene

Puis elle fonça vers Ingene et voulut lui donner un coup, mais Ingene esquiva. Le coup frappa le sol et détruisit le terrain ainsi que les alentours.

— Tu es très intéress...

Avant qu'elle ne finisse sa phrase, Ingene posa la main sur son visage, et les flammes turquoise se répandirent sur elle.

— Tu me plais, toi, dit Arusia.

Ingene la regarda s'enflammer, puis les flammes augmentèrent d'intensité, et Arusia tomba, consumée.

Ingene se retourna pour partir. Soudain, il se baissa, esquivant un puissant coup de pied venu de l'arrière. Il bondit sur le côté, et regarda : c'était Arusia, qui souriait largement.

Comment est-elle encore en vie ? pensa Ingene.

Eoga surgit par l'arrière d'Arusia et lui donna un fort coup — mais c'était comme frapper un mur : Arusia ne bougea pas d'un millimètre. Elle se retourna vers Eoga.

— Tu veux quoi, toi ?

Puis elle lui donna un fort coup à la tête, qui l'envoya plusieurs mètres plus loin.

Elle est forte et résistante. Mes flammes ne l'ont pas tuée, mais si je prends un de ses coups, je meurs à coup sûr, pensa Ingene.

— Et si on reprenait ? dit Arusia.

3. Le Prétendant

Tunca, qui observait Eoga, repéra alors Arusia, et fut pris d'excitation.

— Elle est puissante, elle est redoutable, elle ne vacille point. C'est Elle !

Tunca descendit de l'arbre et alla vers Arusia.

— Hé, toi ! L'Acadienne !

— Hum ?

— Tu es superbement magnifique : ton corps, ton état d'esprit... Tu es la femme parfaite. Suis-moi, femme, et deviens ma compagne !

— Il est taré, tu ne trouves pas ? dit Arusia à Ingene.

— Et toi, tu ne l'es pas, peut-être ? dit Ingene.

— Moi ? Non. Moi, je suis Arusia.

Elle se retourna vers Tunca.

— Dégage.

Puis elle se retourna vers Ingene.

— Toi, par contre, tu es intéressant.

Devant cela, Tunca fut pris d'une rage folle. Il sortit plusieurs aiguilles et les planta dans Arusia.

— Que tu le veuilles ou non, tu seras mienne.

Arusia se retourna vers Tunca et lui donna un coup de pied entre les jambes, si puissant qu'il envoya Tunca dix mètres en l'air, avant qu'il ne s'écrase.

Puis elle se retourna vers Ingene — qui avait disparu.

— Tu ne pourras pas m'échapper.

Mais alors qu'elle regardait autour d'elle pour le repérer, Tunca utilisa ses dernières forces pour s'injecter une grande quantité de concoctions. Ses os brisés se reformèrent, ses muscles gonflèrent, sa taille se mit à augmenter. Mais durant la transformation, Arusia sauta, et, d'un puissant coup de talon, écrasa Tunca contre le sol, ce qui stoppa la transformation et l'assomma.

— Dégoûtant, dit Arusia.