Chapitre 49 — Le Choix
1. Marta
Hannah ouvrit les yeux. Elle se trouvait sur un lit d'hôpital, que l'on poussait en urgence dans les couloirs, vers une salle d'opération.
Elle baissa les yeux vers son ventre, et vit qu'il était gonflé. Une forte douleur la tenaillait.
Une fois dans la salle, les médecins qui l'entouraient lui demandèrent de pousser, pour faire sortir l'enfant. Hannah essaya, de toutes ses forces — mais plus elle poussait, plus la douleur devenait atroce. Elle s'arrêta, pour se reposer.
Les médecins insistèrent, et lui demandèrent de pousser davantage. Hannah s'y remit — mais rien n'y fit : l'enfant ne sortait pas. Le médecin en chef déclara alors :
— Nous allons devoir procéder à une césarienne pour extraire votre enfant, dame Marta.
— Quoi ? dit Hannah.
2. Anemi
Ingene ouvrit les yeux. Il était à moitié à genoux, et devant lui se tenait Izuna Nakura, l'ancien chef des Nakura, celui qui avait précédé son père, Nagoro Nakura. À ses côtés se trouvaient Ruji et Yuri, deux autres membres de la famille Nakura — l'oncle et la tante d'Anemi.
— Ramenez-moi leurs têtes avant le coucher du soleil, dit Izuna.
— À vos ordres, dit Ingene.
Il remarqua que sa voix était féminine. Tandis que les trois autres sortaient, il se pencha sur son reflet, dans l'eau d'un seau, à l'extérieur, et découvrit le visage d'Anemi Nakura, l'une de ses tantes.
Anemi, Ruji et Yuri s'enfoncèrent alors dans la forêt, et se mirent à traquer leur cible.
3. La Forêt
Jamila ouvrit les yeux. Elle marchait, tard dans la nuit, à travers une forêt, soutenant un homme grièvement blessé au ventre.
— Laisse-moi ici, dit-il. Et continue sans moi, Shana. Si tu restes avec moi, ils nous rattraperont.
Mais Jamila ne répondit point, et continua d'avancer, en le soutenant.
4. Le Maître
Eoga ouvrit les yeux, et vit devant lui quelque chose qu'il n'avait jamais vu auparavant : un homme se tenait là, enveloppé de flammes à la fois violettes, bleues et rouges. Une grande énergie émanait de lui. Son apparence était celle d'un humanoïde, mais les flammes empêchaient d'apercevoir sa peau — on ne distinguait que ses deux yeux, sans pupilles, qui le fixaient.
Puis il entendit une voix, derrière lui. Il se retourna, et découvrit un spectacle d'horreur : des centaines de morts, des vaisseaux de l'Union écrasés au sol, et, à terre, une femme en armure de chevalier supérieur noire, à moitié détruite, grièvement blessée.
— Que faisons-nous, maître Mercury ? dit-elle.
Eoga leva les mains, et ne vit point ses gants : il portait une armure argent foncé, qui lui recouvrait tout le corps.
Il regarda de nouveau l'être qui se tenait devant lui, et qui le fixait — puis, soudain, celui-ci se mit à foncer sur lui, à grande vitesse.
5. La Générale
Rime ouvrit les yeux, et vit devant lui des hommes affronter des automates tariens à l'épée. Les hommes étaient peu nombreux, face à une multitude d'automates.
Puis il entendit la voix d'un homme, à ses côtés, qui s'adressait à lui :
— Nous attendons vos ordres, Générale Kafka !
6. Anadaline
Ton ouvrit les yeux. Il baissa le regard : ses pieds ne touchaient pas le sol, ses cheveux flottaient dans les airs, une barrière sphérique l'entourait, et, dans son dos, il sentait des ailes. Il tenait une épée divine à la main — et ses cheveux étaient blonds.
Devant lui se tenaient quatre personnes, trois hommes et une femme. Derrière eux s'étendait une cité antique, à moitié détruite.
Puis l'une des quatre prit la parole.
— Anadaline, nous te laissons encore une chance de t'écarter. Laisse-nous mettre fin à cette guerre — sinon, nous n'aurons d'autre choix que de t'éliminer, toi aussi.
7. Le Choix
Chaque participant avait sa propre vision, sa propre incarnation, ainsi que ses propres défis. Chacun se retrouva face à un dilemme.
Les spectateurs pouvaient désormais voir, sur les écrans, ce que chaque participant voyait.
Puis la voix d'Exus se mit à résonner.
— Nous vous laissons le choix. Montrez que vous pouvez faire mieux que l'Histoire, que vous la suivrez, ou que vous ferez pire qu'elle. Sachez que le choix que vous ferez vous impactera directement : le seul moyen de vous libérer est de faire le bon. À vous d'agir, chers participants.